Notre étude analyse la façon dont des francophones acquièrent les expressions « additives », notamment les particules de portée anche/pure (‘aussi’), ancora (‘encore’) et les adverbes de temps sempre (‘toujours’) ancora (‘encore’), en italien langue étrangère lors de la construction de la cohésion discursive dans une tâche narrative complexe. Trois groupes d’apprenants de niveaux différents ont été comparés à deux groupes de contrôle (italophones et francophones natifs). Notre cadre d’analyse est fonctionnel et discursif (Klein, von Stutterheim 1989, 1991). Les données ont été recueillies par une histoire illustrée sans mots créée par Dimroth 2002. La recherche a permis de: (a) comparer les moyens exploités par les natifs aux moyens additifs (particule de portée et moyens alternatifs éventuels) utilisés par les apprenants à différents niveaux d’interlangue; (b) détecter le rôle du transfert; (3) identifier la « perspective » que les informateurs adoptent en L1 et L2 (Hypothèse du Thinking for Speaking de D. I. Slobin). L’étude a dépisté des différences conceptuelles et formelles entre français et italien dans la mise en place des moyens additifs et le recours des apprenants à un transfert syntaxique et de « fréquence » aussi bien qu’à des stratégies interlinguistiques générales (Klein et Perdue, 1992, Giacalone Ramat 2003).
Le rôle des expressions additives dans la construction de la cohésion discursive en français et en italien langues maternelles, et en italien langues étrangère d’apprenants francophones / Giuliano, Patrizia; Rosaria D'Angelo, Maria. - In: DISCOURS. - ISSN 1963-1723. - 2025:37(2025), pp. 3-41. [10.4000/15t58]
Le rôle des expressions additives dans la construction de la cohésion discursive en français et en italien langues maternelles, et en italien langues étrangère d’apprenants francophones
Patrizia Giuliano
;
2025
Abstract
Notre étude analyse la façon dont des francophones acquièrent les expressions « additives », notamment les particules de portée anche/pure (‘aussi’), ancora (‘encore’) et les adverbes de temps sempre (‘toujours’) ancora (‘encore’), en italien langue étrangère lors de la construction de la cohésion discursive dans une tâche narrative complexe. Trois groupes d’apprenants de niveaux différents ont été comparés à deux groupes de contrôle (italophones et francophones natifs). Notre cadre d’analyse est fonctionnel et discursif (Klein, von Stutterheim 1989, 1991). Les données ont été recueillies par une histoire illustrée sans mots créée par Dimroth 2002. La recherche a permis de: (a) comparer les moyens exploités par les natifs aux moyens additifs (particule de portée et moyens alternatifs éventuels) utilisés par les apprenants à différents niveaux d’interlangue; (b) détecter le rôle du transfert; (3) identifier la « perspective » que les informateurs adoptent en L1 et L2 (Hypothèse du Thinking for Speaking de D. I. Slobin). L’étude a dépisté des différences conceptuelles et formelles entre français et italien dans la mise en place des moyens additifs et le recours des apprenants à un transfert syntaxique et de « fréquence » aussi bien qu’à des stratégies interlinguistiques générales (Klein et Perdue, 1992, Giacalone Ramat 2003).| File | Dimensione | Formato | |
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