Cet article examine les initiatives récemment adoptées par l’Union européenne pour préserver la démocratie face aux défis posés par la société numérique, aux atteintes à la liberté d’information et aux tentatives d’ingérence d’acteurs étrangers dans les processus politiques nationaux. L’action du législateur de l’Union s’est principalement concentrée sur la promotion d’élections libres, le pluralisme des médias et la lutte contre la désinformation. Ces mesures semblent toutefois essentiellement préventives : elles permettent d’anticiper et de contenir les risques, mais sont moins efficaces pour répondre aux situations où une dégradation démocratique est déjà constatée. Ces limites sont particulièrement évidentes dans les États membres où l’érosion des garanties démocratiques semble avoir atteint un point de non-retour, compromettant l’alternance politique et transformant les élections en une simple ratification du statu quo. La seconde partie de l’article explore les raisons de cette efficacité limitée et met en évidence le rôle complémentaire potentiel de la Cour de justice dans la protection des processus démocratiques nationaux, démontrant qu’une telle évolution ne serait pas nécessairement contraire à l’identité constitutionnelle des États membres.
La protection des processus démocratiques nationaux dans l’action de l’Union européenne / Circolo, Andrea. - In: REVUE DE DROIT DE L'UNION EUROPEENNE. - ISSN 1624-365X. - 4(2025), pp. 115-149.
La protection des processus démocratiques nationaux dans l’action de l’Union européenne
Andrea Circolo
2025
Abstract
Cet article examine les initiatives récemment adoptées par l’Union européenne pour préserver la démocratie face aux défis posés par la société numérique, aux atteintes à la liberté d’information et aux tentatives d’ingérence d’acteurs étrangers dans les processus politiques nationaux. L’action du législateur de l’Union s’est principalement concentrée sur la promotion d’élections libres, le pluralisme des médias et la lutte contre la désinformation. Ces mesures semblent toutefois essentiellement préventives : elles permettent d’anticiper et de contenir les risques, mais sont moins efficaces pour répondre aux situations où une dégradation démocratique est déjà constatée. Ces limites sont particulièrement évidentes dans les États membres où l’érosion des garanties démocratiques semble avoir atteint un point de non-retour, compromettant l’alternance politique et transformant les élections en une simple ratification du statu quo. La seconde partie de l’article explore les raisons de cette efficacité limitée et met en évidence le rôle complémentaire potentiel de la Cour de justice dans la protection des processus démocratiques nationaux, démontrant qu’une telle évolution ne serait pas nécessairement contraire à l’identité constitutionnelle des États membres.| File | Dimensione | Formato | |
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